Contrat de gestion hôtelière : le guide complet pour propriétaires et investisseurs
Un hôtel de 45 chambres en bord de mer, acquis il y a trois ans par un investisseur lyonnais.
L’actif est solide, l’emplacement excellent, le potentiel évident.
Mais voilà : entre la gestion du personnel, le revenue management, les relations avec les OTA et les obligations réglementaires qui s’empilent, le propriétaire passe plus de temps à éteindre des incendies qu’à développer son patrimoine ! Il envisage de vendre. Jusqu’au jour où son conseiller lui parle d’une autre option : confier l’exploitation à un gestionnaire professionnel, tout en restant propriétaire.
Ce scénario, de plus en plus de propriétaires d’hôtels le vivent. Foncières, investisseurs privés, exploitants en fin de carrière : le contrat de gestion hôtelière séduit ceux qui veulent valoriser un actif sans en assumer le quotidien opérationnel.
Mais derrière ce montage, il y a un cadre juridique précis, des équilibres à trouver, des risques à anticiper.
Cet article décrypte le fonctionnement du contrat de gestion, ses différences avec la location-gérance, ses avantages et ses limites, les clauses à ne pas négliger et les clés pour réussir ce partenariat sur la durée.
Qu’est-ce qu’un contrat de gestion hôtelière ?
Définition et principe général
Le contrat de gestion hôtelière (aussi appelé mandat de gestion ou contrat de management hôtelier) est un accord par lequel le propriétaire d’un hôtel confie l’exploitation quotidienne de son établissement à un gestionnaire professionnel, généralement une société de gestion ou un opérateur hôtelier.
Le propriétaire conserve la pleine propriété de l’actif (murs, fonds de commerce) ainsi que les décisions stratégiques majeures :
- niveau d’investissement,
- positionnement,
- choix d’enseigne à terme.
Concrètement, le gestionnaire prend en main tout ce qui relève de l’opérationnel. Management des équipes, politique commerciale, revenue management, marketing, qualité de service, suivi réglementaire : c’est lui qui fait tourner l’hôtel au quotidien.
En contrepartie, il perçoit une rémunération, généralement composée d’une part fixe et d’une part variable indexée sur la performance.
Le propriétaire, lui, reste l’investisseur principal. Il finance l’actif, les travaux, le fonds de roulement. Et il perçoit le résultat d’exploitation une fois les honoraires du gestionnaire payés. Ce mécanisme aligne les intérêts des deux parties : plus l’hôtel performe, plus le gestionnaire gagne et plus le propriétaire valorise son patrimoine.
Cadre juridique en France
Sur le plan juridique, le contrat de gestion hôtelière est ce qu’on appelle un contrat sui generis : il n’existe pas de texte spécifique qui l’encadre.
Il relève du droit commun des contrats (articles 1101 et suivants du Code civil) et bénéficie donc d’une grande liberté contractuelle.
La jurisprudence française, notamment les arrêts de la Cour de cassation de 2014, le qualifie généralement de mandat au sens des articles 1984 et suivants du Code civil. Autrement dit, le gestionnaire agit en nom et pour le compte du propriétaire. Il n’est pas propriétaire du fonds de commerce, ne supporte pas le risque économique principal, et n’est pas (sauf clause spécifique) l’employeur du personnel.
Cette qualification a des conséquences importantes. Elle distingue clairement le contrat de gestion de la location-gérance (où le gérant exploite à ses risques et périls) et du contrat d’entreprise (où le prestataire agirait de manière indépendante).
Mais elle impose aussi une rédaction rigoureuse : des clauses mal formulées peuvent entraîner une requalification, avec des conséquences juridiques et financières lourdes.
Contrat de gestion vs location-gérance : quelles différences ?
La confusion est fréquente, et elle peut coûter cher. Contrat de gestion et location-gérance partagent un point commun : dans les deux cas, quelqu’un d’autre que le propriétaire fait tourner l’hôtel. Mais les mécanismes juridiques et économiques sont radicalement différents.
Dans une location-gérance, le locataire-gérant exploite le fonds de commerce à ses propres risques.
Il verse un loyer fixe au propriétaire, supporte les pertes éventuelles, et surtout, devient l’employeur du personnel. C’est lui qui porte la responsabilité économique de l’exploitation. Le propriétaire, lui, encaisse un revenu régulier sans se soucier de la performance réelle de l’établissement.
Dans un contrat de gestion, la logique s’inverse. Le gestionnaire n’est pas locataire du fonds. Il agit comme mandataire, en nom et pour le compte du propriétaire. Le risque économique reste principalement du côté du propriétaire : c’est lui qui assume les pertes si l’exploitation dérape. En contrepartie, il capte aussi l’essentiel des gains quand l’hôtel performe.
Critère | Location-gérance | Contrat de gestion |
Qui porte le risque économique ? | Le locataire-gérant | Le propriétaire |
Qui est employeur du personnel ? | Le locataire-gérant | Le propriétaire (sauf clause inversée) |
Rémunération | Loyer fixe versé au propriétaire | Honoraires fixes + variables pour le gestionnaire |
Durée typique | 1 à 3 ans, renouvelable | 15 à 25 ans |
Transfert du fonds de commerce ? | Oui (exploitation transférée) | Non (mandat uniquement) |
Pourquoi cette distinction compte-t-elle autant ? Parce qu’un contrat mal rédigé peut être requalifié par les tribunaux.
Si les clauses transfèrent de facto le risque d’exploitation au gestionnaire, le contrat de gestion peut devenir une location-gérance déguisée ; avec des conséquences lourdes : amendes pouvant atteindre 45 000 €, remise en cause des relations sociales, contentieux sur le fonds de commerce.
Les avantages du mandat de gestion hôtelière
Pour le propriétaire
Le premier bénéfice est évident : déléguer l’exploitation à un professionnel sans perdre la propriété de l’actif.
Le propriétaire conserve les murs, le fonds de commerce, et la main sur les grandes orientations stratégiques. Il peut décider de changer d’enseigne à terme, d’investir dans une rénovation, ou de céder l’établissement quand bon lui semble.
Mais l’intérêt va au-delà de la simple délégation.
Confier son hôtel à une société de gestion expérimentée, c’est accéder à une expertise pointue que peu de propriétaires individuels peuvent développer en interne. Revenue management, pilotage des achats, marketing digital, standards de qualité : ces compétences font la différence entre un établissement qui stagne et un hôtel qui maximise son potentiel.
La structure de rémunération renforce cet alignement. Puisque le gestionnaire perçoit une part variable indexée sur le chiffre d’affaires et le résultat brut d’exploitation, ses intérêts sont directement liés à la performance. Il n’a aucun avantage à laisser filer les coûts ou à négliger le taux d’occupation.
Côté patrimoine, un hôtel bien géré sous contrat de management rassure les partenaires financiers. Les banques apprécient la visibilité qu’apporte un opérateur reconnu. Et lors d’une cession, un établissement exploité par un gestionnaire de qualité se valorise mieux qu’un hôtel géré de façon artisanale.
Ce montage convient particulièrement à certains profils : investisseurs immobiliers et foncières hôtelières qui veulent rester propriétaires sans s’impliquer dans l’opérationnel, groupes multi-activités sans compétence hôtelière en interne, ou encore exploitants en transition (départ en retraite, recentrage stratégique) qui souhaitent conserver leur actif tout en se désengageant du quotidien.
Pour le gestionnaire
De l’autre côté de la table, le contrat de gestion présente aussi des avantages substantiels. Le premier : développer un portefeuille d’hôtels sans immobiliser de capitaux dans l’immobilier.
L’acquisition d’un établissement représente un investissement considérable. En se positionnant comme gestionnaire, un opérateur peut multiplier les points de présence avec une mise de départ bien moindre.
Cette logique de portefeuille ouvre d’autres perspectives. Un gestionnaire qui opère plusieurs établissements peut déployer une marque cohérente, imposer des standards de qualité homogènes, et surtout mutualiser : équipes support, outils de gestion, centrales d’achat, formations. Ces synergies améliorent l’efficacité opérationnelle de chaque hôtel du réseau.
Enfin, la rémunération variable incite le gestionnaire à performer. Plus l’hôtel génère de résultat, plus ses honoraires augmentent. C’est un modèle qui récompense l’excellence opérationnelle et qui attire les opérateurs confiants dans leur capacité à créer de la valeur.
Les risques à connaître avant de signer
Le contrat de gestion hôtelière n’est pas un long fleuve tranquille !
Sa complexité juridique, la dissociation entre capital et exploitation, et une jurisprudence française exigeante créent des zones de risque pour les deux parties. Mieux vaut les identifier avant de s’engager.
Risques pour le propriétaire
Le premier risque est financier, et il est structurel. Dans un contrat de gestion, le propriétaire supporte l’essentiel du risque d’exploitation. Si l’hôtel perd de l’argent, c’est lui qui assume ; alors même que le gestionnaire continue souvent à percevoir ses honoraires fixes.
Une clause de performance mal calibrée peut rendre difficile toute résiliation en cas de sous-performance prolongée. Le propriétaire se retrouve alors lié à un opérateur qui ne délivre pas, sans levier pour sortir de la relation.
Autre écueil : l’immixtion fautive. Un propriétaire qui s’implique trop dans les décisions quotidiennes (validation des plannings hôteliers, choix des fournisseurs, interventions directes auprès du personnel) peut être requalifié en co-employeur par les tribunaux. Avec à la clé des redressements URSSAF, des contentieux prud’homaux, et une remise en cause de l’équilibre contractuel.
Enfin, le risque de requalification en location-gérance plane sur les contrats mal rédigés. Si les clauses transfèrent de facto le risque économique au gestionnaire, ou si ce dernier agit comme s’il était propriétaire du fonds, le montage peut être requalifié. Les conséquences sont lourdes : amendes, remise en cause des relations sociales, incertitude juridique sur la propriété du fonds de commerce.
Risques pour le gestionnaire
Le gestionnaire n’est pas à l’abri non plus.
La jurisprudence française est stricte sur la qualification d’employeur de fait. Si le gestionnaire prend en charge la gestion du personnel sans que le contrat ne prévoie explicitement un mécanisme de « management inversé », il peut être considéré comme l’employeur réel des salariés , avec responsabilité solidaire sur les salaires, les cotisations sociales, et les contentieux individuels.
Le management inversé, justement, n’est pas sans risque. Dans cette configuration, le gestionnaire devient l’employeur unique du personnel de l’hôtel.
C’est une solution qui sécurise le propriétaire sur le plan social, mais qui expose le gestionnaire à des responsabilités accrues. Mal encadré, ce montage peut même être requalifié en prêt de main-d’œuvre illicite ou en marchandage.
Dernier point de vigilance pour les opérateurs qui cumulent gestion et franchise : le risque d’annulation rétroactive du contrat de franchise pour abus de droit. Un cumul mal structuré peut obliger à restituer des royalties perçues pendant des années.
Comment les prévenir ?
Face à ces risques, la prévention passe d’abord par la qualité de la rédaction contractuelle.
Faire appel à des avocats spécialisés dans le secteur HCR n’est pas un luxe : c’est une nécessité !
La version française du contrat doit primer sur toute version anglaise, notamment pour l’efficacité des garanties bancaires et la clarté devant les juridictions françaises.
Les clauses méritent une attention particulière :
- périmètre précis du mandat,
- distinction claire entre décisions opérationnelles et stratégiques,
- indicateurs de performance mesurables,
- modalités de résiliation en cas de sous-performance,
- garanties bancaires du gestionnaire.
Rien ne doit rester ambigu.
Côté exécution, la mise en place d’outils de pilotage partagés permet de documenter les décisions, de tracer les responsabilités, et d’éviter les zones grises qui nourrissent les contentieux. Un propriétaire qui dispose d’une visibilité claire sur les indicateurs clés ( sans intervenir dans l’opérationnel ) réduit considérablement son exposition
Les clauses essentielles d’un contrat de gestion hôtelière
Un contrat de gestion hôtelière peut faire plusieurs dizaines de pages. Toutes les clauses ne se valent pas.
Certaines méritent une attention particulière, parce qu’elles déterminent l’équilibre économique de la relation ou parce qu’elles conditionnent la capacité à sortir du partenariat si les choses tournent mal.
La rémunération du gestionnaire constitue le cœur économique du contrat. La structure la plus répandue combine un fixe ( généralement entre 2 et 3 % du chiffre d’affaires) et une part variable indexée sur la performance.
Cette part variable représente souvent 8 à 10 % du chiffre d’affaires, à quoi s’ajoute parfois un intéressement sur le résultat brut d’exploitation (RBE ou GOP). Certains contrats intègrent également des droits de marque si le gestionnaire apporte une enseigne. L’enjeu pour le propriétaire : s’assurer que la structure incite réellement le gestionnaire à maximiser le résultat, pas seulement le volume d’activité.
La portée du mandat doit être définie avec précision.
Quelles décisions relèvent du gestionnaire ? Lesquelles restent réservées au propriétaire ?
En règle générale, le gestionnaire dispose d’une autonomie complète sur les opérations quotidiennes :
- gestion du personnel,
- politique tarifaire,
- relations fournisseurs,
- marketing opérationnel.
Le propriétaire conserve la main sur les décisions stratégiques : investissements lourds, travaux de rénovation, choix d’enseigne, cession de l’actif. Les zones grises ( recrutement du directeur général, validation du budget annuel, seuils d’engagement) doivent être traitées explicitement.
La durée et les conditions de résiliation pèsent lourd dans la négociation. Les contrats de gestion hôtelière s’inscrivent généralement dans le temps long : 15 à 25 ans n’ont rien d’exceptionnel.
Cette durée se justifie par les investissements que le gestionnaire doit consentir pour mettre l’établissement à niveau. Mais elle expose le propriétaire à un risque de verrouillage. D’où l’importance des clauses de performance : indicateurs clés (RevPAR, GOP, taux d’occupation), tests annuels, seuils en dessous desquels le propriétaire peut résilier sans indemnité ou avec indemnité réduite.
Ces mécanismes doivent être rédigés avec soin car un flou sur la méthode de calcul ou la période de référence ouvre la porte aux contentieux.
Les obligations de maintenance et de conformité ne doivent pas être négligées !
Le gestionnaire s’engage généralement à maintenir l’établissement en bon état de fonctionnement, à respecter les normes réglementaires (sécurité, hygiène, accessibilité), et à assurer les mises en conformité nécessaires au maintien du classement Atout France.
Ces obligations techniques, souvent reléguées en annexe, conditionnent pourtant la pérennité de l’actif et la satisfaction client.
Enfin, plusieurs annexes complètent utilement le contrat :
- délégation de pouvoirs (civil et pénal),
- garanties sociales,
- modalités de reporting,
- droit applicable,
- juridiction compétente.
Sur ce dernier point, la préférence va généralement au droit français et aux tribunaux civils ou commerciaux nationaux. L’arbitrage reste possible mais coûteux, et souvent moins prévisible.
Comment choisir le bon gestionnaire hôtelier ?
Signer un contrat de gestion, c’est s’engager pour quinze ou vingt ans avec un partenaire qui aura les clés de l’établissement au quotidien. Le choix du gestionnaire n’est pas une formalité : c’est probablement la décision la plus structurante du montage.
L’expertise sectorielle constitue le premier critère.
Un gestionnaire hôtelier doit démontrer un track record solide sur des établissements comparables au vôtre : même segment (économique, milieu de gamme, luxe), taille similaire, localisation comparable.
Un opérateur qui excelle sur des resorts balnéaires de 200 chambres n’est pas nécessairement le bon choix pour un boutique-hôtel urbain de 35 clés. Les références comptent, mais elles doivent être pertinentes.
La solidité financière du gestionnaire mérite une analyse approfondie. Il ne s’agit pas seulement de vérifier qu’il peut fournir les garanties bancaires prévues au contrat. Un opérateur fragile financièrement risque de rogner sur les investissements opérationnels, de sous-dimensionner les équipes, ou de disparaître en cours de route, laissant le propriétaire avec un hôtel à reprendre en urgence.
Demandez des comptes, interrogez les banques partenaires, évaluez la capacité à absorber les phases difficiles.
La transparence sur les outils de pilotage différencie les gestionnaires professionnels des amateurs.
Comment l’opérateur compte-t-il vous rendre des comptes ? À quelle fréquence ? Avec quels indicateurs ?
L’accès aux données d’exploitation ( taux d’occupation, RevPAR, coûts par département, satisfaction client ) ne doit pas être un sujet de négociation. C’est un prérequis. Un gestionnaire qui rechigne à partager l’information cache souvent quelque chose, ou n’a tout simplement pas les outils pour produire un reporting fiable.
La qualité de l’accompagnement humain fait la différence sur la durée.
Qui sera votre interlocuteur au quotidien ? Quelle est la réactivité de l’équipe support ?
Le gestionnaire connaît-il vraiment les spécificités du marché local, les contraintes réglementaires françaises, les subtilités de la convention collective HCR ?
Un opérateur international peut apporter des standards de qualité et une force de frappe commerciale, mais il doit aussi démontrer une présence terrain crédible.
Enfin, rien ne remplace les retours d’expérience d’autres propriétaires. Demandez des références, appelez-les, posez des questions précises : comment se passent les arbitrages budgétaires ? Le gestionnaire respecte-t-il ses engagements de performance ? Comment gère-t-il les périodes de crise ? Ces échanges en disent souvent plus qu’une plaquette commerciale.
Sécuriser l’exécution du contrat : l’importance des outils de pilotage
Un contrat de gestion bien rédigé, c’est une fondation solide. Mais ce n’est qu’un point de départ. Sur quinze ou vingt ans d’exploitation, la qualité de l’exécution opérationnelle fera la différence entre un partenariat réussi et une relation qui s’enlise dans les malentendus, les sous-performances non détectées, ou les contentieux.
Le défi est double. D’un côté, le propriétaire a besoin de visibilité sur ce qui se passe dans son établissement, sans quoi il ne peut ni évaluer la performance du gestionnaire, ni anticiper les problèmes, ni défendre ses intérêts en cas de litige. De l’autre, il doit impérativement éviter l’immixtion fautive : intervenir dans le quotidien opérationnel, c’est prendre le risque d’être requalifié en co-employeur ou de brouiller les responsabilités contractuelles.
La solution passe par des outils de pilotage partagés qui permettent au propriétaire de suivre les indicateurs clés sans mettre les mains dans le cambouis.
Le suivi des contrats fournisseurs et abonnements illustre bien cet enjeu.
Un hôtel jongle avec des dizaines de contrats : énergie, blanchisserie, maintenance des équipements, téléphonie, logiciels métiers. Beaucoup sont à tacite reconduction. Sans suivi rigoureux, ils se renouvellent année après année sans que personne ne vérifie si les conditions restent compétitives. Pour le propriétaire, c’est de l’argent qui file ; pour le gestionnaire, c’est une obligation contractuelle souvent mal documentée.
Centraliser ces contrats, tracer les échéances, comparer les coûts entre établissements : autant de leviers pour sécuriser l’exécution et objectiver les discussions.
La maintenance préventive et curative représente un autre point critique.
Les clauses du contrat de gestion prévoient généralement que le gestionnaire maintient l’établissement en bon état. Mais comment le prouver ? Comment anticiper les pannes qui plombent le RevPAR et la satisfaction client ? Comment documenter les interventions en cas de litige sur l’état de l’actif ?
Un suivi structuré ( tickets de maintenance, historique des équipements, preuves d’intervention ) protège les deux parties et réduit les zones grises.
La gestion RH est peut-être le terrain le plus sensible.
Le gestionnaire pilote les équipes au quotidien ; le propriétaire reste généralement l’employeur juridique (sauf clause de management inversé). Cette dissociation fonctionne à condition que chacun reste dans son rôle. Des outils adaptés permettent au gestionnaire de planifier, suivre les heures, gérer les absences, sans que le propriétaire n’ait à valider chaque décision.
La conformité à la convention collective HCR est assurée en amont, les alertes remontent automatiquement, et le propriétaire conserve une visibilité globale sans s’immiscer dans l’opérationnel.
C’est précisément cette logique qu’incarne la suite Neolam :
- Pilboard centralise le suivi des contrats et abonnements, avec alertes sur les échéances et benchmark tarifaire entre établissements.
- Inara structure la maintenance préventive et curative, génère des preuves d’intervention, et permet d’anticiper les défaillances avant qu’elles n’impactent l’exploitation.
- Lamster assure la gestion RH dans le respect des règles HCR ( planning, contrats, paie ) en donnant au gestionnaire les moyens de piloter les équipes sans que le propriétaire ne s’implique au quotidien.
Ces outils ne remplacent pas un contrat bien négocié. Mais ils en facilitent l’exécution, documentent les responsabilités de chacun, et réduisent les frictions qui, sur la durée, peuvent transformer un partenariat prometteur en source de conflits.
Ce qu’il faut retenir sur le contrat de gestion hôtelière
Le contrat de gestion hôtelière offre une voie médiane entre exploiter soi-même et céder son actif.
Pour un propriétaire, c’est la possibilité de confier les clés à un professionnel tout en conservant la propriété et la valeur patrimoniale de l’établissement. Pour un gestionnaire, c’est l’opportunité de développer un portefeuille sans immobiliser des capitaux considérables dans l’immobilier.
Mais ce montage n’a rien d’anodin. Il repose sur un équilibre délicat entre délégation et contrôle, entre alignement des intérêts et répartition des risques.
La qualification juridique de mandat impose une rédaction rigoureuse pour éviter les requalifications. Les clauses de performance, de résiliation, de maintenance conditionnent la capacité à piloter la relation sur la durée. Et l’exécution quotidienne ( suivi des contrats, maintenance, gestion du personnel ) détermine in fine si le partenariat crée de la valeur ou génère des frustrations.
Bien conseillé et bien outillé, le contrat de gestion hôtelière devient un levier puissant de valorisation. Mal préparé, il peut se transformer en piège, pour le propriétaire comme pour le gestionnaire.
Neolam a été conçu par des hôteliers, pour des hôteliers :
- Pilboard centralise vos contrats fournisseurs et vous alerte avant les échéances
- Inara structure votre maintenance et documente chaque intervention.
- Lamster assure la gestion RH en conformité avec la convention HCR.
Trois outils pensés pour sécuriser l’exécution opérationnelle – que vous soyez gestionnaire ou propriétaire !
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