Comptabilité hôtelière : guide pratique 2026

La comptabilité d’un hôtel n’a rien à voir avec celle d’un commerce classique !

Plusieurs sources de revenus aux marges différentes cohabitent : chambres, restaurant, extras, séminaires. Trois taux de TVA peuvent se retrouver sur une même facture. La masse salariale représente à elle seule 35 à 45% du chiffre d’affaires. Et des dizaines de contrats fournisseurs se renouvellent chaque année sans qu’on ait toujours le temps de vérifier les conditions.

Cette complexité structurelle se double d’un contexte économique tendu. Selon les données sectorielles, le résultat net moyen des hôtels français est passé de 11% à 3% du chiffre d’affaires entre 2023 et 2024. Les marges se contractent, chaque euro compte.

 Dans le même temps, la facturation électronique devient obligatoire dès septembre 2026 pour la réception des factures, puis septembre 2027 pour l’émission.

Piloter sa gestion financière avec rigueur n’est plus une option. Cet article décrypte les spécificités comptables du secteur hôtelier, les indicateurs à suivre pour garder le cap, et les outils tels qu’un logiciel de comptabilité hôtelière qui peuvent réellement simplifier le quotidien. 

Car parmi les tendances qui transforment l’hôtellerie en 2026, la maîtrise des coûts et la digitalisation des processus figurent en bonne place.

Les spécificités de la comptabilité dans le secteur hôtelier

Avant de parler d’outils ou de méthodes pour choisir le meilleur système de comptabilité hôtelière, posons les bases. 

Si la comptabilité d’un hôtel est plus complexe que celle d’un commerce classique, ce n’est pas par goût de la complication. L’activité elle-même génère une diversité de flux qu’on ne retrouve nulle part ailleurs et qui rendent plus que jamais nécessaire le fait d’optimiser sa rentabilité.

Un plan comptable adapté aux flux multiples

Un hôtel, ce n’est jamais une seule activité. L’hébergement constitue le cœur de métier, certes. Mais il faut y ajouter la restauration quand l’établissement dispose d’un restaurant, les prestations annexes (spa, parking, location de salles, room service), les extras facturés à la demande. Chaque source de revenu suit sa propre logique, avec des marges et des contraintes spécifiques pour une comptabilité hôtelière optimisée.

Cette réalité impose un plan comptable structuré avec des sous-comptes par nature de recette. 

Chambres d’un côté, food & beverage de l’autre, extras ailleurs. 

Sans cette ventilation, impossible de savoir ce qui rapporte vraiment et ce qui plombe la rentabilité. Un restaurant d’hôtel peut afficher un chiffre d’affaires flatteur tout en générant une marge négative une fois les charges de personnel et de matières premières intégrées. Encore faut-il disposer des données pour s’en rendre compte.

La comptabilité analytique par centre de profit devient alors indispensable pour améliorer sa gestion des revenus. 

Comme l’explique Keobiz dans son guide sur la comptabilité hôtelière, elle permet d’affecter les charges, directes et indirectes, à chaque département et de calculer une rentabilité réelle par activité. Ce niveau de détail change la perspective : on ne pilote plus un hôtel dans sa globalité, on pilote plusieurs business units sous un même toit.

Côté bilan, les particularités ne manquent pas non plus. Les actifs immobilisés pèsent lourd : bâtiment, mobilier, équipements de cuisine, literie renouvelée régulièrement.

 Les travaux de rénovation s’amortissent sur des durées spécifiques. Sans oublier les équipements techniques (climatisation, chaudières, ascenseurs) dont le suivi relève autant de la gestion de la maintenance que de la comptabilité des immobilisations. 

Enfin, la gestion du personnel et la gestion des stocks sont deux piliers clés en matière de comptabilité hôtelière.

Les obligations fiscales et réglementaires

La TVA en hôtellerie, c’est un casse-tête à elle seule dans la comptabilité fournisseur. 

Le taux réduit de 10% s’applique à l’hébergement et à la restauration consommée sur place. Mais le room service ? 10% pour les plats, 20% pour les boissons alcoolisées. Le minibar ? 20%. Le petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre ? 10%. Le petit-déjeuner facturé séparément ? 10% aussi, mais avec une ventilation différente sur la facture. On comprend vite pourquoi tant d’établissements se font reprendre lors des contrôles fiscaux.

À cela s’ajoute  différents enjeux comptables : la taxe de séjour, collectée auprès des clients puis déclarée et reversée à la commune selon un calendrier précis. Le montant varie selon le classement de l’établissement et la localisation géographique. Une charge administrative supplémentaire qui, mal gérée, peut générer des régularisations désagréables en fin d’exercice et impacter le flux de trésorerie.

Le Code du tourisme impose également des obligations de facturation détaillée.

 Chaque note client doit mentionner les prestations de manière explicite, avec les taux de TVA correspondants. La redevance audiovisuelle s’ajoute pour les établissements équipés de téléviseurs dans les chambres, une spécificité que L’Expert-Comptable détaille dans son analyse des particularités du secteur.

L’échéance majeure qui se profile concerne la facturation électronique. À partir du 1er septembre 2026, tous les hôtels devront être en mesure de recevoir des factures au format électronique via une plateforme de dématérialisation partenaire (PDP). 

L’émission obligatoire suivra au 1er septembre 2027. Attention aux sanctions prévues : 15 euros par facture non conforme, avec un plafond de 15 000 euros par an. Le compte à rebours a commencé. Les établissements qui n’ont pas encore anticipé cette transition devront accélérer sérieusement.

Les indicateurs clés pour piloter la rentabilité

Gérer la comptabilité d’un hôtel et maintenir une situation financière saine, ainsi qu’ une bonne marge commerciale, ce n’est pas seulement enregistrer des écritures et produire un bilan annuel. C’est surtout se donner les moyens de piloter, c’est-à-dire de comprendre où part l’argent, ce qui génère de la marge et ce qui en détruit. 

Pour cela, encore faut-il suivre les bons indicateurs et avoir des rapports financiers compréhensibles et pédagogiques.

Comprendre la structure des charges

Dans l’hôtellerie française, la répartition des charges suit une logique assez stable d’un établissement à l’autre. La connaître permet de situer rapidement si son propre hôtel se trouve dans les clous ou si certains postes dérapent.

La masse salariale constitue le premier poste en termes de gestion des dépenses, et de loin. Elle pèse entre 35 et 45% du chiffre d’affaires selon la catégorie d’établissement et le niveau de service. 

Un 4 étoiles avec restaurant gastronomique se situera plutôt dans le haut de la fourchette. Un hôtel économique sans restauration pourra descendre en dessous. 

Dans tous les cas, c’est le poste sur lequel la vigilance doit être maximale lorsque l’on souhaite optimiser la rentabilité : une dérive de quelques points peut faire basculer un exercice du vert au rouge.

L’énergie et les utilités (eau, électricité, gaz, chauffage) représentent généralement 5 à 8% du CA. Ce poste a pris du poids ces dernières années avec la hausse des prix de l’énergie. Les établissements qui n’ont pas renégocié leurs contrats ou investi dans l’efficacité énergétique le paient au prix fort.

La maintenance absorbe 3 à 5% du chiffre d’affaires. Un budget souvent considéré comme variable d’ajustement, ce qui est une erreur. Reporter les interventions préventives, c’est s’exposer à des pannes coûteuses et à une dégradation de l’expérience client. Mieux vaut structurer sa gestion de la maintenance que subir les urgences.

Le marketing et la distribution pèsent entre 2 et 5% en direct, mais ce chiffre explose si l’on intègre les commissions des OTA (Booking, Expedia) qui peuvent atteindre 15 à 20% sur chaque réservation. D’où l’importance stratégique de développer les réservations directes.

Au final, un établissement bien géré vise un EBE (excédent brut d’exploitation) situé entre 25 et 35% du chiffre d’affaires. 

En dessous, la capacité d’investissement et de remboursement des emprunts se trouve compromise. Les données Altelis montrent que beaucoup d’établissements peinent à atteindre ce seuil depuis 2024, sous l’effet conjugué de l’inflation et de la pression sur les prix.

Les KPIs financiers à suivre dans la comptabilité d’un hôtel

Au-delà de la structure des charges, plusieurs indicateurs spécifiques au secteur permettent de mesurer la performance et de se comparer aux standards du marché. Voici nos conseils pratiques.

Le RevPAR (Revenue per Available Room) reste l’indicateur roi. Il se calcule en divisant le chiffre d’affaires hébergement par le nombre de chambres disponibles sur la période. En France, le benchmark 2025 se situe entre 81 et 94 euros HT selon les segments, avec des écarts considérables : près de 300 euros pour les palaces parisiens, moins de 50 euros pour l’hôtellerie économique en province.

Le GOPPAR (Gross Operating Profit per Available Room) va plus loin en intégrant les charges d’exploitation. 

Il mesure la rentabilité réelle par chambre disponible, pas seulement le revenu. Un GOPPAR sain se situe entre 30 et 40% du RevPAR. C’est l’indicateur qui permet de savoir si l’on gagne vraiment de l’argent ou si l’on brasse du chiffre d’affaires sans créer de valeur.

Le taux d’occupation, enfin, donne une indication sur le remplissage. La moyenne nationale s’établit autour de 66,9% en 2025, proche des niveaux pré-crise. Mais attention à ne pas fétichiser ce chiffre : un taux d’occupation élevé obtenu en bradant les prix peut masquer une rentabilité désastreuse. C’est la combinaison RevPAR + GOPPAR qui donne la vraie image.

Pour les établissements disposant de plusieurs activités, la marge brute par département complète le tableau. Savoir que le restaurant dégage 25% de marge quand les chambres en génèrent 70% permet d’arbitrer intelligemment les investissements et les efforts commerciaux.

Mettre en place un suivi comptable efficace dans son hôtel

Connaître les indicateurs, c’est bien. Les alimenter avec des données fiables et à jour, c’est mieux. 

Beaucoup d’établissements disposent de tableaux de bord… qu’ils remplissent une fois par trimestre, avec des chiffres approximatifs reconstitués a posteriori. Autant dire que le pilotage devient illusoire. Un suivi comptable efficace se construit au quotidien, pas en fin d’exercice.

Organiser la ventilation des flux au quotidien dans sa comptabilité hôtelière

Le premier réflexe consiste à enregistrer chaque transaction par nature, dès qu’elle se produit. C’est le principe de la main courante : chaque recette (chambre, restaurant, extra, prestation annexe) est ventilée dans le bon compte, chaque dépense est affectée au bon poste. 

Ce travail quotidien peut sembler fastidieux, mais il conditionne tout le reste. Sans ventilation rigoureuse en amont, la comptabilité analytique en aval ne vaut rien.

Le rapprochement bancaire régulier constitue le deuxième pilier pour contrôler sa comptabilité. 

Attendre la fin du mois pour pointer les écarts entre le compte en banque et les écritures comptables, c’est s’exposer à des surprises désagréables et à des recherches chronophages. Un rapprochement hebdomadaire, voire quotidien pour les établissements à fort volume, permet de détecter immédiatement les anomalies : 

  • encaissement non comptabilisé, 
  • prélèvement imprévu,
  •  erreur de saisie, 
  • etc.

La gestion des acomptes et arrhes mérite une attention particulière. En hôtellerie, les réservations avec prépaiement partiel sont fréquentes, notamment pour les groupes et les séminaires. 

Chaque acompte doit faire l’objet d’une facture mentionnant le montant HT et la TVA applicable. Lors du solde, la facture finale vient régulariser l’ensemble. Une mécanique simple sur le papier, mais qui génère beaucoup d’erreurs quand elle n’est pas rigoureusement suivie.

Enfin, la clôture mensuelle ne doit pas être une option. Attendre le bilan annuel pour découvrir ses résultats, c’est piloter à l’aveugle pendant douze mois. 

Une clôture mensuelle, même simplifiée, permet de produire un compte de résultat intermédiaire et d’ajuster le tir en temps utile.  C’est une vraie sécurité. Les écarts par rapport au budget se détectent tôt, les décisions correctives peuvent se prendre avant qu’il ne soit trop tard.

Piloter la masse salariale sans perdre le contrôle

On l’a vu : la masse salariale représente 35 à 45% du chiffre d’affaires de l’entreprise. C’est le poste qui fait ou défait la rentabilité d’un exercice.

 Pourtant, beaucoup d’établissements le découvrent en différé, au moment de recevoir les charges sociales ou le récapitulatif du cabinet comptable.

Un pilotage efficace suppose de suivre les heures travaillées en temps réel, pas de les reconstituer en fin de mois. 

Chaque heure supplémentaire non anticipée, chaque dépassement de planning pèse sur le résultat. Les outils de gestion RH permettent aujourd’hui de visualiser la masse salariale prévisionnelle avant même de valider un planning. C’est à ce moment-là qu’il faut arbitrer, pas après coup.

L’export automatisé vers la paie constitue un autre levier d’efficacité. Ressaisir manuellement les heures, les absences, les primes dans le logiciel de paie, c’est perdre du temps et multiplier les risques d’erreur. 

Les solutions RH modernes s’interfacent directement avec les principaux logiciels de paie (Silae, Sage, Cegid, Fiducial) pour transférer les données sans intervention humaine. Le cabinet comptable reçoit des éléments fiables, les bulletins sortent justes du premier coup, les régularisations disparaissent.

Cette fluidité entre planning RH et comptabilité analytique change la donne. Quand les heures sont correctement affectées par service dès la saisie, la ventilation comptable devient automatique. On sait exactement combien coûte le personnel de réception, celui des étages, celui du restaurant. On peut comparer d’un mois à l’autre, d’une année à l’autre, identifier les dérives et les corriger.

Maîtriser les charges fournisseurs pour optimiser sa comptabilité en hôtellerie

Au-delà de la masse salariale, les charges fournisseurs représentent un gisement d’économies souvent négligé. Énergie, blanchisserie, produits d’entretien, maintenance des équipements, téléphonie, logiciels métiers : un hôtel de taille moyenne gère plusieurs dizaines de contrats. 

Beaucoup sont à tacite reconduction et se renouvellent année après année sans que personne ne prenne le temps de vérifier si les conditions restent compétitives.

Le mécanisme est classique. On signe un contrat, on le range dans un classeur ou un dossier informatique, on passe à autre chose. 

Trois ans plus tard, le contrat s’est renouvelé deux fois, les tarifs ont peut-être augmenté, la concurrence propose mieux. Mais on n’en sait rien. La date de résiliation est passée de quelques jours, il faudra attendre l’année prochaine. Et l’année prochaine, on oubliera de nouveau.

La première étape consiste à centraliser tous les contrats dans un référentiel unique, avec leurs échéances, leurs conditions tarifaires, leurs clauses de résiliation. 

Ce travail d’inventaire prend du temps, mais il pose les bases d’un pilotage réel. Des rappels automatiques avant les dates butoirs permettent ensuite d’agir au bon moment : renégocier, mettre en concurrence, ou simplement résilier ce qui n’est plus utile.

Pour les groupes multi-sites, la comparaison des coûts entre établissements ouvre des perspectives intéressantes. Un écart significatif sur le contrat de blanchisserie entre deux hôtels de capacité similaire soulève une question légitime. Soit les prestations diffèrent, soit les conditions ont été moins bien négociées. Dans les deux cas, l’information permet d’agir.

Cette visibilité sur les charges fournisseurs alimente directement la comptabilité analytique. On sait ce que coûte réellement chaque poste, on peut suivre l’évolution dans le temps, on dispose de données fiables pour les arbitrages budgétaires. C’est la différence entre subir ses charges et les piloter.

Choisir les bons outils pour sa gestion comptable hôtelière

La théorie, c’est bien. Mais dans la pratique, comment outiller tout cela sans y passer ses journées ? Le marché regorge de solutions qui promettent de simplifier la gestion comptable des hôtels. Encore faut-il comprendre ce que chaque catégorie d’outil couvre réellement, et surtout ce qu’elle ne couvre pas. 

Voici ce qu’il faut savoir pour dénicher le meilleur logiciel de comptabilité.

PMS avec modules comptables intégrés

Le réflexe naturel consiste à chercher un PMS (Property Management System) qui intègre des fonctionnalités comptables. Après tout, c’est le PMS qui enregistre les réservations, génère les factures clients, encaisse les paiements. Pourquoi ne pas lui confier aussi la comptabilité ?

Plusieurs solutions adoptent cette approche : 

  •  RoomRaccoon propose un PMS cloud tout-en-un qui gère les réservations, le channel manager et la facturation, avec export des données vers la comptabilité générale.
  • Asterio, solution française certifiée NF525, cible les établissements multi-activités (hôtel, restaurant, spa) avec une facturation centralisée et une conformité fiscale native. 
  • FIDUCIAL Hôtel-Restaurant va plus loin en intégrant PMS et comptabilité générale via son module eWinfic, avec automatisation de la main courante quotidienne et reporting analytique par centre de profit.

Ces solutions présentent un avantage évident : la centralisation. Les flux de réservation alimentent directement les écritures comptables, sans ressaisie.

 Le risque d’erreur diminue, le temps gagné est réel. Pour un panorama complet des options disponibles, notre comparatif des logiciels hôteliers détaille les critères de choix selon la taille et le profil de l’établissement.

La limite de ces PMS intégrés ? Ils excellent sur le « front-office » (réservations, facturation client, encaissements) mais couvrent rarement le back-office opérationnel. La gestion des plannings RH, le suivi des contrats fournisseurs, la maintenance des équipements : autant de domaines qui restent en dehors de leur périmètre.

Les solutions comptables généralistes 

L’autre approche consiste à s’équiper d’un logiciel comptable généraliste et à l’alimenter avec les données issues du PMS et des autres outils métiers.

Pennylane s’est fait une place auprès des TPE/PME avec son automatisation de la saisie comptable. Les factures sont scannées, reconnues, ventilées automatiquement. L’intégration avec des SIRH comme Payfit permet de récupérer les données de paie sans ressaisie. Tiime propose une approche similaire, avec une interface pensée pour les non-comptables et des fonctionnalités de facturation adaptées aux hôtels.

Ces outils simplifient indéniablement le travail comptable. Mais ils restent des outils de comptabilité générale, pas des solutions métier.

 Ils enregistrent les écritures, produisent les déclarations, génèrent les bilans. Ils ne connaissent pas les spécificités de la convention collective HCR, ne savent pas qu’un cuisinier ne peut pas dépasser 11 heures de travail par jour, ne gèrent pas les subtilités des extras et des saisonniers.

Pour choisir entre ces différentes options, notre article sur les logiciels hôteliers les plus utilisés propose un tour d’horizon des solutions plébiscitées par le secteur.

Le chaînon manquant : les outils de gestion opérationnelle

Résumons la situation. Un PMS gère les réservations et la facturation client. Un logiciel comptable enregistre les écritures et produit les états financiers. Mais entre les deux, qui s’occupe de collecter les données opérationnelles de manière fiable ?

La masse salariale, premier poste de charges, nécessite un suivi rigoureux des heures travaillées, des absences, des heures supplémentaires. Le PMS ne fait pas ça. Le logiciel comptable non plus. Il faut un outil RH qui connaisse les règles du secteur HCR et qui sache exporter vers la paie sans friction.

Les contrats fournisseurs, qui pèsent lourd dans les charges d’exploitation, demandent un suivi des échéances et une visibilité sur les coûts. Le PMS ne gère pas les contrats de blanchisserie ou d’énergie. Le logiciel comptable enregistre les factures une fois qu’elles arrivent, mais n’alerte pas avant une reconduction tacite.

C’est précisément ce chaînon manquant que des outils spécialisés viennent combler : 

  1. Lamster, par exemple, gère l’ensemble de la chaîne RH (plannings, contrats, DPAE, suivi des heures) avec un export paie automatisé compatible Silae, Sage, Cegid et Fiducial et les principaux logiciels de paie utilisés en France. Les données remontent proprement vers la comptabilité, sans ressaisie ni approximation. 
  2. Pilboard, de son côté, centralise les contrats fournisseurs avec alertes avant échéances et benchmark tarifaire pour les groupes multi-sites.

L’idée n’est pas de remplacer le PMS ou le logiciel comptable. C’est de fluidifier la chaîne entre l’opérationnel quotidien et la comptabilité, pour que les données qui alimentent les indicateurs soient fiables dès le départ.

Faut-il externaliser sa comptabilité quand on est hôtelier ?

Faut-il un accompagnement expert ? La question revient souvent, et il n’existe pas de réponse universelle. Tout dépend de la taille de l’établissement, des compétences disponibles en interne et du niveau de complexité à gérer.

L’externalisation vers un expert-comptable présente des avantages évidents. La conformité réglementaire est assurée par un professionnel qui connaît les évolutions légales et fiscales. Les déclarations sont produites dans les délais, le bilan est fiable, les risques de redressement diminuent. Pour un directeur d’hôtel dont le métier n’est pas la comptabilité, c’est une tranquillité d’esprit appréciable.

Encore faut-il choisir le bon partenaire. 

Un expert-comptable généraliste qui traite des dossiers de commerce ou d’industrie ne connaît pas forcément les subtilités du secteur HCR : TVA à taux multiples, taxe de séjour, convention collective spécifique, gestion des extras et saisonniers. 

Les cabinets spécialisés en hôtellerie-restauration apportent une vraie valeur ajoutée, car ils comprennent les enjeux métier et peuvent alerter sur des dérives avant qu’elles ne deviennent critiques.

Mais externaliser ne signifie pas se désengager. Le cabinet comptable travaille avec les données qu’on lui transmet. Si ces données sont approximatives, tardives ou mal ventilées, le travail comptable en souffrira. La collecte quotidienne, le suivi des heures, le pointage des factures fournisseurs : tout cela reste du ressort de l’établissement.

Le bon équilibre consiste souvent à internaliser le pilotage opérationnel (tableaux de bord, suivi des KPIs, alertes sur les dérives) tout en externalisant la technique comptable pure (déclarations fiscales, bilan, liasse). L’établissement garde la main sur ses indicateurs et ses décisions, le cabinet assure la conformité et la production des documents légaux.

Cette répartition fonctionne d’autant mieux que les outils internes facilitent la transmission des données. Un export paie propre et automatisé, des factures fournisseurs centralisées et classées, des éléments de TVA ventilés par taux : autant d’éléments qui simplifient le travail du cabinet et réduisent les allers-retours chronophages.

La comptabilité hôtelière, en bref !

Gérer la comptabilité d’un hôtel, c’est composer avec une complexité structurelle que peu d’autres secteurs connaissent. Flux de revenus multiples, TVA à géométrie variable, masse salariale prépondérante, dizaines de contrats fournisseurs à suivre : les sources de dérapage sont nombreuses pour qui ne s’organise pas.

Les échéances 2026-2027 ajoutent une pression supplémentaire. La facturation électronique obligatoire impose de revoir ses processus et ses outils. Les marges comprimées ne laissent plus de place à l’approximation. 

Dans ce contexte, disposer d’indicateurs fiables (RevPAR, GOPPAR, marge par département) et les alimenter avec des données collectées rigoureusement devient un avantage concurrentiel, pas un luxe administratif.

La clé réside dans la fluidité de la chaîne entre l’opérationnel quotidien et la comptabilité. Des heures de travail correctement saisies qui remontent vers la paie sans ressaisie. Des contrats fournisseurs suivis avec leurs échéances pour éviter les reconductions subies. Des données analytiques ventilées dès l’origine pour un reporting exploitable.

Lamster et Pilboard ont été conçus par des hôteliers, pour des hôteliers. Export paie automatisé compatible avec les principaux logiciels du marché (Silae, Sage, Cegid, Fiducial), suivi des contrats fournisseurs avec alertes avant échéances, benchmark tarifaire pour les groupes multi-sites : des outils pensés pour simplifier la gestion quotidienne et alimenter votre comptabilité avec des données fiables.

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